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Les enfants sont les êtres les plus créatifs qui soient. Malheureusement les parents leur imposent des lois qui nuisent à cette imagination sans borne. Le garçon doit savoir montrer de sa personne alors que la fille doit être conciliante. Voici une histoire chez la famille MARTIN. Cet épilogue d'une vie d'enfants ravira les parents libertaires.
La
famille MARTIN s'épanouissait. Henri MARTIN avait un garçon et une
fille. Il se croyait comblé comme sa femme. En effet il avait eu la
descendance qu'il voulait avec aussi une fille qui était complice
avec sa femme. Cependant la maman était absente car elle était
partie en séminaire avec ses collègues de travail.
Cependant
le papa imposait à son fils Stéphane sept ans - de ne pas
mettre de jupe alors que sa fille Julie neuf ans - pouvait mettre
des pantalons. Stéphane le petit frère ne comprenait pas cette
privation intuitive d'une habitude qu'il se devait d'éviter. Il
demande alors à sa sur :
Sa
soeur satisfaite d'avoir un droit de plus que son frère fait la
jalouse et lui dit :
Le
garçon essaie alors de s'approprier une jupe de sa sur qui le
gifle. Il réplique alors vigoureusement. Son parent intervient comme
ceci :
Stéphane
ne gifles pas ta sur ! Et puis laisse sa jupe tranquille !
Mais
papa ! J'ai pas le droit de mettre des jupes alors qu'elle peut
mettre des pantalons.
C'est
comme ça Stéphane ! Le monde est fait comme cela ! Alors arrête
de faire violence à ta sur.
Le
garçon ne comprend toujours pas mais finit par se soumettre à son
père.
Il
va alors au lit avec sa sur qu'il regarde d'un mauvais il.
Malheureusement
cette nuit là il fait un cauchemar. Sa sur dans son mauvais rêve
le torture douloureusement. Il se réveille et va se réconforter
malgré tout vers son papa.
Le
matin le papa explique que les femmes ne doivent pas être méchantes
avec les autres. Il parle du cauchemar de son frère et de la nuit
avec son fils. Julie réplique alors comme ceci :
Les
hommes sont des rustres sauf mon petit frère parce qu'il est devenu
homosexuel.
Mais
tu dis n'importe quoi, ma fille. Il ne pouvait pas réveiller sa
maman puisqu'elle n'était pas là.
Julie
pense et dit :
Son
papa Henri n'arrive pas à satisfaire sa fille. Il décide donc de la
laisser jouer.
Cependant
le lendemain le papa explique à son fils que sa femme fait de
meilleurs câlins que lui. Le fils ne comprend pas et dit ceci :
Mais
non mon fils ! Elles sont surtout curieuses avec les hommes.
Mais
elle m'a tapé. Réplique le garçon.
Oui
mais tu as été méchant avec elle.
Mais
si elle m'a tapé je peux la taper.
Non
tu ne dois pas frapper les femmes Stéphane. Tu as surement dû
choquer ta sur pour qu'elle te gifles.
Henri
affolé s'aperçoit d'une tare de sa fille qui correspond à une
future femme inabordable par les hommes humbles.
Il
va voir sa fille et lui dit ceci :
Ma
fille si tu continues à gifler ton frère tu deviendras malheureuse
avec ton homme.
Je
ne risque pas te tomber amoureuse d'un garçon comme mon frère. Il
réagit comme une femmelette. Chaque fois que je me mets en colère
il fuit.
Le
papa s'aperçoit qu'il est train d'affaiblir son fils. Il se dit
aussi que sa fille dérive du côté des hommes trop imbus d'eux
mêmes. Il lui dit ceci :
Henri
dit alors à sa fille :
Mais
c'est ça qui est bien ! Tu découvres chaque jour ton frère et tu
t'adaptes à lui !
Je
comprends pas mon frère. Des fois il est méchant. Des fois il a
peur.
Les
hommes aiment agir Julie. Henri s'aperçoit alors que son fils a
beaucoup de mal à comprendre Julie.
Stéphane
il devrait être plus gentil avec moi. Et puis il ne devrait pas
avoir peur.
Mais
ton frère ne te tapes plus n'est ce pas.
Ah
oui. C'est vrai il est gentil.
Julie
avait oublié que son frère refusait de lui taper dessus. Henri son
papa avait mal défendu son fils en voulant faire de lui un homme à
la hauteur de sa grande sur. Mais il avait oublié qu'il était
trop petit pour faire face à cela.
Le
papa va voir son fils et lui dit :
Son
fils Stéphane s'enorgueillit d'avoir raison et lui répond comme
ceci :
Stéphane
content avait malgré tout dû faire face à la difficulté d'être
un homme si tôt. Il sera plus méfiant avec les femmes à cause de
cela.
Julie
aime être dure avec son frère car elle est sa grande sur et elle
pense lui apprendre beaucoup de choses. Mais en tant que grande sur
elle n'en reste pas moins une enfant. En l'absence de ta sa mère et
de la complicité féminine elle ne comprenait pas vraiment son père.
Elle a maintenant plus de chemin à parcourir que son petit frère
pour comprendre l'autre sexe.
L'histoire
de la famille MARTIN pourrait aussi bien être répétée à
l'inverse à cause de l'absence d'un des parents. Être deux permet
d'avoir quelqu'un qui écoute les autres et un autre qui agit pour le
bien de ses enfants. Seulement celui ou celle qui agit n'est
peut-être pas celui ou celle qu'il faut écouter.
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