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Petits Contes
Torus le hobbit PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Matthieu GIROUX   
Mercredi, 05 Décembre 2007 18:15

Dans un pays d'ailleurs, il y avait un hobbit très sûr de lui. Il était tellement certain de ce qu'il faisait qu'il s'acharnait pour que son travail fût bien fini. Pour lui chaque mission qu'on lui donnait devait être réussie. Mais il n'acceptait les plus risquées comme la plupart de ces compatriotes. Il profitait des envieux qui aimaient entendre son esprit de réussite. Ce hobbit assez bourru savait qu'on le jalousait et n'hésitait pas à se vanter allègrement sur son esprit volontaire. Il devenait très dur avec ses amis parce qu'il ne comprenait pas qu'on puisse faillir. Bien-sûr tout cela cachait un esprit mesuré. Il savait que personne ne pouvait réaliser l'impossible.


Un jour, il rencontra un hobbit audacieux. Ce dernier savait plus de choses que ce cher Torus. Il avait aussi beaucoup plus de réussites. Il lui racontait ses missions chaque fois plus périlleuses les unes que les autres. Mais ce hobbit ne lui expliqua pas le secret de sa réussite. Aucune personne qui veut la gloire ne le ferait.


Ensuite Torus devint jaloux parce qu'on lui avait pris sa notoriété. Pensant à toutes les missions qui l’auraient honoré, il accepta donc les plus périlleuses. Chaque jour il s’engageaitdans des périples dangereux avec réussite grâce à son acharnement sans faille. Il se sentait alors encore plus fort que son ami plein d'audace. Un courage sans égal le galvanisait. Il essaya à chaque fois de réaliser les missions les plus ardues. Il y mettait tout son cœur et toute sa hargne. Elles se terminaient avec moins de prestige car sa hargne le perturbait pour aboutir à la réussite. Ainsi on disait que Torus essayait de suivre un autre, ce qu’il faisait vraiment. Les hobbits disaient en cachette qu’il prenait trop de risques mais comme il acceptait ce qui était périlleux on n’essayait pas de le contredire en face. Torus ne voyait pas qu'il travaillait avec la hargne car il pensait que cette rage de vaincre était une qualité que les meilleurs avaient. Tout le monde a une motivation. Certains utilisent la jalousie pour se motiver.


Lors d'une mission où il fallait diriger la construction d'un pont, Torus ne comprit pas que celle-ci pouvait être trop audacieuse. En effet, le courant de la rivière était très vigoureux. Ses ouvriers avaient du mal à finir le barrage et à dévier l'eau. Au lieu d'aller demander de l'aide chez ses amis les humains non loin d’ici, celui-ci commença la construction du pont seul car il fallait démontrer son sens de la débrouillardise. Tout se passait correctement mais personne ne vérifiait si le barrage tenait bon car Torus voulait finir le travail rapidement. Alors lors d'une journée de pluie le barrage céda et ses ouvriers furent tous emportés par la rivière. Torus devint alors la risée de toute sa communauté. La désolation fut totale pour toute la contrée. Torus ne reçu plus aucune mission prestigieuse. Aujourd'hui encore les hobbits évitent de parler de cette histoire désastreuse et de Torus le bourru. Personne n'aime parler de vies perdues, qui plus est si elles sont dues à quelqu'un de son propre clan en temps de paix.


L'acharnement peut être source d'erreurs si on ne peut voir clairement comment va aboutir ce que l'on veut réaliser. La non reconnaissance nous amène à faire des erreurs. C'est pourquoi des moments d'égarement permettent de douter et de voir où l'on va.

 
La fée du bois de Soeuvres PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Matthieu GIROUX   
Mercredi, 05 Décembre 2007 18:14

Un jeune chevalier aguerri au combat réfléchissait sur son avenir. Il se demandait s'il pouvait prendre le pouvoir dans son royaume après une mission périlleuse. Il y avait un roi dans son royaume et il venait d'une longue lignée de rois. Seulement ce chef au pouvoir absolu n'avait pas de fils. Son royaume se demandait l'avenir qui serait le sien. Le fougueux chevalier devait batailler car il faisait guerre pour son roi. Seulement la guerre n'amène qu'une gloire parmi d'autres pour ceux qui combattent.

On disait que dans le bois de Soeuvres une fée permettait d'obtenir ce qu'on espérait. Certains auraient obtenu mille et unes satisfactions en lui parlant.

Alors après mûre réflexion le chevalier partit seul dans les bois. Après avoir fait ses provisions il prit le chemin du bois de Soeuvres tôt au matin. Après être arrivé dans le bois le ciel se couvrit un peu. De toutes façons la lumière n'est pas présente dans un bois aussi touffu. Il entra dedans avec enthousiasme. A chaque instant qu'il avançait dans la forêt il se demandait comment obtenir le royaume. Chaque jour passait en se demandant comment obtenir la reconnaissance du trône. Les jours devenaient longs et le chevalier croyait à l'impossible, à son trône. C'est alors qu'une fée lui vint à l'esprit. Le chevalier sursauta et recula d'un bon.

  • Qui es-tu bonne fée ? Demanda le chevalier.

  • Je suis Lila la fée des bois.

  • Que veux-tu ?

  • Te donner ce que tu souhaite.

  • Et que veux-je ?

  • Devenir puissant pour qu'on ne t'oublie pas.

  • Comment pourrais devenir puissant puisque je ne suis qu'un simple chevalier, bonne fée ?

  • Pour cela tu devras suivre ce que je te dirai. Tu espères pouvoir et considération alors je te donnerai ce que tu souhaites comme tu le veux. Pour cela vas dès à présent annoncer que le peuple et le royaume voisin veulent la paix. Tu devras pour cela négocier et être porteur de la paix entre les deux royaumes.

  • Cette idée semble lumineuse comme toi bonne fée, je n'hésiterai pas un instant à la mettre en oeuvre.

  • Seulement chevalier tu devras revenir demander conseil dans ces bois et tu devras faire un choix pour avoir le pouvoir entre tes mains.

  • Je ne manquerai pas à ma tâche bonne fée et deviendrai roi.

Sur ce le chevalier partit vers sa quête de pouvoir. Il parlait de paix dans chaque village. Pour chaque habitant cela était signe d'espoir et l'acclamait. Quand on l'amena devant le roi ce dernier s'interrogea. Les conseillers semblaient douter de lui mais l'homme de guerre avait confiance.

  • C'est donc toi le chevalier qui ne veut pas la guerre. Comment peux-tu prétendre le rôle d'homme de guerre ? Demanda le roi.

  • Je suis allé dans les terres de l'ennemi ô mon roi – Répondit le chevalier. Et je rapporte donc que celui-ci veut arrêter la guerre.

  • Comment serait-ce possible ?

  • Le peuple voisin est comme notre peuple. Il ne veut plus combattre alors que nous luttons toujours à armes égales. Les deux royaumes veulent donc la paix mon roi.

  • Cela semble juste. Je vais suivre la volonté de mon peuple et t'envoyer négocier la paix. Seulement si les négociations échouent ton avenir sera plus qu'incertain.

Le chevalier partit négocier la paix dans le royaume voisin et porta le même discourt. Il ramena la paix à son roi. C'est alors que le roi lui proposa sa fille pour le récompenser de ses efforts. Le chevalier devint prince du royaume, prêt à succéder au roi.

Le couple princier eut un garçon. Ce garçon était peut-être le prochain roi ce que redoutait son père. Le petit commença à grandir sans l'amour de son père.

Au fur et à mesure que le temps passait le prince ne voyait pas son roi vieillir assez vite. Le peuple disait que le royaume vivrait longtemps avec le roi et ses princes. Son épouse ne comprenait pas son conjoint à ce sujet. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi il ne s'occupait pas assez de son fils. Elle disait qu'il était égoïste pour les affaires du royaume et ne voulait pas y participer.

Un jour le prince partit dans le bois de Soeuvres vers une autre quête. Il chercha longtemps la bonne fée sans la trouver. Alors au moment où le prince pensait à l'impossible pour devenir roi la fée apparut.

  • Que veux-tu mon prince – Dit-elle.

  • Je suis prince comme tu le vois mais bientôt mon âge ne me permettra pas d'être roi. Mon fils est le préféré du roi. Alors il se pourrait bien que je n'ai jamais le trône tant espéré. Comment faire ma fée ?

  • Tu n'es pas encore roi mais tu peux le devenir rapidement en perdant tout ton amour.

  • Je veux être sur le trône ma bonne fée.

  • Alors engage une guerre contre le peuple voisin pour que le vieux roi parte à la guerre.

Le prince revint au royaume et influença le vieux roi à repartir en guerre. A force d'influencer son avidité le roi devenu paranoïaque engagea une guerre contre le royaume voisin. Le prince laissa le vieux roi partir à la bataille. Son épouse s'aperçut de la supercherie et le renia. Seulement s'était trop tard. Le prince devint roi contre la voix du peuple malgré tout occupé à la guerre. La nation en guerre s'attendit à une paix mais le jeune roi voulait éloigner le beau-père de son trône. L'épouse du jeune roi cloîtrée avait malgré tout un pigeon à sa disposition. Elle envoya un message.

Dans chaque rue on ne parlait plus que de guerre et de trône. Les rumeurs se prohibaient et la terreur s'installait. Le vieux roi avait reçut le message de sa fille. Il revint dans son royaume. Le jeune roi sans armée ne put qu'abdiquer et il fut déchu de son trône.

Le déchu devint banni et il dût quitter son royaume en laissant fils et épouse qui ne voulaient plus d'un nanti. Malgré tout le banni passa par le bois de Soeuvres. La fée lui apparut alors et lui expliqua son histoire.

  • Tu voulais devenir roi alors tu l'es devenu. Seulement le pouvoir échappe toujours à celui qui l'acquiert sans respect. Certes tu pouvais représenter le royaume en tant que prince mais il te fallait le pouvoir. Seulement obtenir le pouvoir n'était plus une cause juste. Tu l'as acquis contre ton amour si bien qu'on te bannit. Alors ne revient plus de ce royaume mendiant. Ton fils ne portera pas ton nom mais celui du roi. Tu as donc servi le trône comme il se devait. Maintenant cette nation n'a plus besoin de toi.

Dans le royaume on ne parla de cette histoire que par les vieilles grands-mères. Le roi déchu était rayé de l'histoire de sa nation originelle. Le banni mourut esseulé comme un avide de pouvoir l'aurait été.

 
Le Petit Elfe PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Matthieu GIROUX   
Mercredi, 05 Décembre 2007 17:59

Dans un village d'elfes au milieu des arbres, Reflis Belle-Fleur un petit elfe pouvait comprendre tous les animaux. Vous pourriez me dire que les elfes savaient communier avec la nature, chacun ne faisant qu'un avec leurs amis animaux. Mais celui-là avait compris comment faire croire à n'importe quel animal que la civilisation n'est que bénéfique. Cet elfe, on ne l'entendait pas parler avec eux parce qu'il communiquait avec le toucher, le visage, l'odeur. Ce petit elfe était revenu d'un long voyage en solitaire et ses amis l'entendaient comme cela. Lors de ce voyage, il avait compris que tout ce qui faisait penser à la triste réalité était mauvais pour les êtres de la nature. Il disait avec beaucoup de mal : « Je peux surpasser les animaux ! » Alors tous les elfes étaient intrigués car ils avaient toujours su que leurs amis souffraient toujours un peu de la civilisation. Ils se mirent à suivre l'exemple de Reflis. Ils pouvaient alors tous violer l'intimité des petites bêtes en se comportant comme elles. Les petites bêtes étonnées qu'on fasse comme elles suivaient alors leur instinct d'être avec quelqu'un d'identique. Elles reniflaient et jouaient comme eux. Ensuite le petit elfe leur expliquait que les animaux ne pensaient que par l'instinct, ce que ses amis avaient compris. Seulement ses compagnons ne pensaient pas en comme chaque être vivant. Un animal sait ce qu'il veut quand il est dans son environnement et l'idée lui vient par la volonté de son espèce. Tout cela eux l'avaient compris mais le petit elfe leur appris que se faire oublier d'un animal en le portant lui fait croire qu'il est le maître. Et quand un animal devient le maître on peut réaliser beaucoup de travaux. Alors les elfes se faisaient passer pour les sbires des animaux et s'enorgueillirent d'être les meilleurs cavaliers de leur planète. Mais le petit elfe leur expliquait qu'un animal ne devait pas se surpasser parce qu'il aimait ressentir l'effort et aussi parce que son instinct lui disait de se surpasser. C'est alors qu'il y eut une communion qu'on n'avait jamais vue. Les elfes adoptaient l'allure, le visage, l'odeur de chaque espèce.


Mais comment Reflis le petit elfe avait-il fait ? Eh bien pour cela il faut savoir d'où l'on vient. Les elfes aussi ont vécu en dehors de leur village perché sur les arbres. Eux aussi vivaient dans des temps mémoriaux en communion avec la nature. Alors le petit elfe a tout simplement quitté le village pour se retrouver seul avec son destin, celui de quelqu'un libre de contempler la nature. Il partit pendant toute une partie de sa jeunesse jusqu'à la fin de sa vie d'adulte dans des milieux reculés, où les animaux n'avaient pas peur de la civilisation, ne la voyant pas. Il devait parfois montrer qui était le plus fort pour ne pas se faire manger, mais il devait surtout se cacher pour se révéler de brin de cheveux en bout de front, comme cela jusqu'à ce la petite bête ne voit plus qu'elle est avec un de ses vils prédateurs.


A la fin, le petit elfe avait oublié sa langue. Il dut se faire comprendre par les gestes que seuls ses amis comprenaient. Après avoir retrouvé sa voix, il marmonnait puis parlait de sa communion avec les animaux.


Certains habitants adoptèrent entièrement la méthode du petit elfe. C'est alors que beaucoup partirent seuls vers la solitude, pour ne parfois plus en revenir.


D'autres elfes ne suivirent les conseils du petit elfe que pour obtenir de leur bête du rendement ou de l'amitié. C'est comme cela que beaucoup d'elfes font de plus en plus. Pour eux se retrouver en communauté dans la nature c'est déjà être avec elle. Beaucoup comme nous croient à cela mais seul le petit elfe a raison : On ne sent bien qu'en seule compagnie de mère nature.

 


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